En France, selon l’Office Français de la Biodiversité (OFB), environ 30 000 à 40 000 sangliers sont tués chaque année sur les routes. Ce chiffre, bien que significatif, reste inférieur à la mortalité par la chasse (environ 700 000 sangliers abattus annuellement). Dans certaines régions comme l’Alsace ou la Sologne, les collisions sont particulièrement fréquentes, renforçant l’image de « charniers » sur certains tronçons routiers.
En 2008, une source indiquait que 23 000 accidents impliquant des animaux sauvages avaient lieu chaque année en France, dont 24 % concernaient des sangliers. En se basant sur la densité routière et la population d’animaux sauvages dans le Lot-et-Garonne (connue pour sa forte population de sangliers, qui a quintuplé en 20 ans), on peut estimer que ce département contribue à une fraction de ces accidents. Avec environ 1 % de la population française et un réseau routier rural dense, le Lot-et-Garonne pourrait enregistrer quelques centaines à un millier de collisions annuelles avec des animaux sauvages, principalement des sangliers et des chevreuils.
Comme dans beaucoup de départements, il n’existe pas de suivi systématique des hérissons tués sur les routes du Lot-et-Garonne. Les initiatives comme l’Opération Hérisson de France Nature Environnement (FNE) encouragent les signalements citoyens pour identifier les zones à risque, mais les données restent partielles. Sans données départementales spécifiques, on peut estimer que des milliers de hérissons sont tués chaque année sur les routes du Lot-et-Garonne, en raison de la forte présence de l’espèce et du réseau routier rural.
Une première conclusion s’impose donc aux humains que nous sommes : adaptons notre conduite pour éviter d’écraser les espèces que nos voitures rencontrent. En effet, réduire de 10, voire 20 km/h, sa vitesse, notamment de nuit, épargnerait de nombreuses espèces, dont le hérisson. Surtout quand cette portion de la Commune de Roquefort est censée être une ZONE 30 KMH !
Nombreux sont celles et ceux qui nous disent avoir le cœur bousculé chaque fois qu’ils voient, sur la route, le cadavre écrasé d’un hérisson. Nous savons tous que les routes constituent un danger mortel pour nos petits mammifères. Combien de hérissons sont ainsi tués chaque année ? On n’en sait en réalité rien. On sait simplement que les collisions routières concernent plutôt les mâles1 qui réduisent les populations riveraines de hérissons d’environ 1/32. Mais cela n’apporte pas d’information sur cette mortalité routière.
https://www.fne25.fr/2023/04/27/quand-le-herisson-traverse-la-route/



